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Système d’information nutritionnelle written on 20 Août 2008, 10.11
Dans la continuité de système d’information nutritionnelle mis en place par le Ministère de la Santécomposé entre autres de deux enquêtes Read More
Avec une superficie de 1.030 700km2, la République Islamique de Mauritanie (RIM) est un des vastes pays de l’Afrique Subsaharienne. Le pays est Read More
Les carences en micronutriments written on 11 Août 2008, 04.22
Les carences en micronutriments (Vitamine A, fer, zinc et iode) sont fréquentes etsont loin d’être contrôlées en dépit des efforts notables dans la Read More

ANALYSE DE LA SITUATION DE LA MERE DU NOUVEAU-NE ET DE L’ENFANT

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    Mardi, 12 Août 2008
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    Mardi, 27 Septembre 2011
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Avec une superficie de 1.030 700km2, la République Islamique de Mauritanie (RIM) est un des vastes pays de l’Afrique Subsaharienne. Le pays est désertique à 80%, et les terres arables ne dépassent pas 0.2% de la superficie totale. Au centre et au nord du pays, le relief est constitué par les massifs montagneux de l'Assaba, du Tagant et de l’Adrar qui culminent à 400 et 500 mètres. Le reste du pays est constitué en grande partie d’alignements dunaires.
Par ailleurs, la Mauritanie ne possède qu’un seul cours d’eau permanent, le fleuve Sénégal, qui constitue une frontière naturelle avec le Sénégal.


La population totale de la Mauritanie est estimée en 2008 à 3.032.178 habitants, et atteindrait 3,7 millions en 2015. Plus de la moitié (53%) de cette population vit en milieu rural. La densité de population est de 2.8 habitants au Km².
46,7%1 de cette population vit en dessous du seuil minimum de pauvreté estimé à 67316 Ouguiya par personne et par an. Les données de l’enquête EPCV-2004 montrent que 7 wilayas sur 13 affichent des taux de prévalence de la pauvreté supérieurs à 50%. La pauvreté prédomine plus au niveau rural qui abrite environ trois quarts (74,8%) des
pauvres du pays et où 6 personnes sur 10 vivent en deçà du seuil minimum de pauvreté.
Les femmes et les enfants représentent la majorité de cette population rurale pauvre.
Par ailleurs, les conditions climatiques et écologiques précaires aggravent l’état de pauvreté dans un pays qui enregistre un déficit alimentaire chronique et récurrent.


Le PIB par tête est passé de 565.7 US$ en 2004 à 907.9US$ en 2006 et passera à 4 chiffres pour les prochaines années. Le taux d’inflation est en baisse, il est estimé à 6.2% en 2006 contre 12.1% en 2005. Le BCI en 2006 s’élève à 69,200 millions d’ouguiyas soit un accroissement de 29.21% par rapport à 2005. Cependant les allocations aux secteurs sociaux de base ont significativement baissé (34.43% en 2005 à 21.32% en 2006). La santé et l’hydraulique villageoise ont été les plus touchées par cette baisse (respectivement 6.54% à 1.74% et 5.38% à 1.55%).
Le niveau d’alphabétisation s’est plutôt amélioré pendant la période de mise en oeuvre du premier CSLP, le taux d’analphabétisme chez les adultes (15 ans et plus) étant passé de 47%2 en 2000 à 42,5% en 20043. Ce taux a évolué différemment par sexe, une amélioration pour les hommes (-9,5%) contre une baisse légère pour les femmes (+5,2%).
Le taux d’alphabétisation varie sensiblement avec le niveau de vie : en 2004, il est de 38,4% pour les plus pauvres (1er quintile) et de 73,2% pour les plus riches (5ème quintile).

Malgré une position relativement favorable par rapport aux pays de la sous région, le taux de mortalité infanto-juvénile reste encore élevé avec 122 décès pour 1,000 enfants de moins de 5 ans dont 77 au cours de la première année (MICS 2007). Les principales causes de mortalité infanto-juvénile sont connues : (i) les Infections Respiratoires Aiguës (IRA), (ii) les diarrhées, (iii) le paludisme, (iv) la malnutrition et (v) la rougeole.
La couverture vaccinale reste en deçà des objectifs visés en dépit de l’augmentation observée entre 2000 et 2007 où elle a plus que doublée, passant de 31,9% à 75% pour le DTC3HepB3.
Mais on constate une disparité importante entre les Moughataa.

Les Activités de Vaccination Supplémentaires (AVS) contre la rougeole ont permis de réduire la morbidité de 99% passant de 5,509 en 2004 à 22 cas en 2007 (Rapports annuels du Service de la surveillance épidémiologique intégrée)

Chaque année on enregistre en moyenne 250,000 cas de paludisme au niveau des formations sanitaires du pays, ce qui place la maladie au 3ème rang des motifs de consultations au niveau national après les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques, et au 1er rang dans les wilayas du sud et de l’est du pays. Cette affection touche tous les groupes d’âges, mais surtout les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.
Toutefois l’enquête EMIP 2003-2004 révèle un taux d’utilisation des MII de 4,1% chez les enfants de moins 5 ans et de 6,6% chez les femmes enceintes contre 50,9% chez les enfants de moins de 5 ans, 47,1% chez les femmes enceintes selon les résultats de l’évaluation finale du plan stratégique 2002-2006.